En Italie, le carburant coûte en moyenne 1,79 € le litre pour l’essence et 1,88 € pour le diesel. C’est moins cher qu’en France, parfois de façon significative selon la région et le type de station. Avant de partir, voici ce qu’il faut savoir pour ne pas payer plus que nécessaire.
| Carburant | Nom italien | Prix moyen | Plein 50 L |
|---|---|---|---|
| Essence SP95 | Benzina | ~1,79 €/L | ~89 € |
| Diesel | Gasolio | ~1,88 €/L | ~94 € |
| GPL | GPL | ~0,75 €/L | ~37 € |
| Méthane | Metano | ~1,40 €/kg | variable |
⛽ L’essentiel à retenir
Économie réelle
Entre 5 et 18 € économisés sur un plein complet selon la période
Autoroute à éviter
Les stations d’autoroute pratiquent des tarifs nettement au-dessus de la moyenne
Fai da te = moins cher
Le self-service coûte 10 à 15 ct/L de moins que le plein service avec pompiste
Ce que coûte le carburant en Italie
Les prix varient selon la région, le réseau et le type de station, mais les fourchettes observées donnent une bonne base pour budgéter son voyage. Pour le diesel (gasolio), les écarts sont particulièrement marqués : on trouve des stations à 1,585 € le litre à Montefiascone, contre 2,25 € à Savelli. L’essence (benzina) suit la même logique, avec des relevés allant de 1,684 € à plus de 2,24 € selon l’endroit.
À titre de comparaison par ville, voici ce que donnent les relevés ViaMichelin :
- Milan : gasolio à 2,009 €, SP95 à 1,859 €
- Vérone : SP95 à 1,739 €
- Montefiascone : gasolio à 1,585 €, GPL à 0,686 € (parmi les moins chers du pays)
- Rosignano Marittimo : gasolio à 2,099 €, GPL à 0,999 €
Ces chiffres montrent qu’il n’existe pas un prix unique en Italie, mais une réalité géographique : le centre du pays offre souvent les meilleurs tarifs, tandis que les grandes métropoles du Nord et les zones touristiques tirent les prix vers le haut. Pour les véhicules roulant au GPL, l’Italie est particulièrement intéressante : le réseau est étendu et le prix tourne autour de 0,75 €/litre en moyenne, soit deux fois moins que le diesel.
L’essence en Italie est-elle vraiment moins chère qu’en France ?
La réponse courte : oui, dans la grande majorité des cas. Mais l’écart n’est pas le même selon le carburant, la période et le contexte fiscal des deux pays. Voici ce qui explique concrètement la différence.
Un écart qui peut atteindre 37 centimes par litre
La différence de prix entre la France et l’Italie ne vient pas du coût du brut, identique partout en Europe. Elle s’explique par la fiscalité appliquée à la pompe, qui varie d’un État à l’autre. En France, les taxes représentent une part plus lourde du prix final, ce qui fait monter le tarif à la pompe au-dessus de ce qu’on trouve en Italie.
Sur le diesel, l’écart moyen constaté tourne autour de 15 à 25 centimes par litre, mais il peut grimper jusqu’à 37 centimes dans certaines configurations. Sur un plein de 50 litres, cela représente une économie réelle comprise entre 7 et 18 euros. Pour l’essence, l’écart est généralement un peu moins marqué mais reste substantiel.
Le gouvernement italien a par le passé mis en place des baisses temporaires de taxes sur le carburant, notamment lors de périodes de hausse mondiale des prix. Ces mesures, qui ont représenté un coût d’environ 500 millions d’euros pour l’État, ont encore amplifié l’écart avec la France à certains moments.
Le cas Vintimille, le plein à 5 km de la frontière

Vintimille est devenu un point de passage presque rituel pour les automobilistes du Sud-Est de la France. La ville se trouve à environ 5 kilomètres de Menton, ce qui en fait l’option la plus accessible pour faire le plein côté italien sans détour majeur.
Les prix relevés à Vintimille donnent une idée concrète de ce qu’on peut économiser :
- Diesel : environ 1,88 €/litre
- Essence sans plomb : environ 1,63 €/litre
Les stations de la ville ont l’habitude du flux de clients français et fonctionnent sans friction particulière pour les paiements par carte européenne. Le seul inconvénient : elles sont souvent chargées en fin de semaine et pendant les vacances scolaires françaises.
Où faire le plein pas cher en Italie ?
La localisation de la station joue autant sur le prix que le réseau ou le type de service. En simplifiant : plus on s’éloigne de l’autoroute, plus le prix baisse. Voici la logique à suivre pour optimiser chaque plein.
Les stations autoroute, le piège classique
Les stations sur l’autostrada affichent systématiquement des prix plus élevés qu’en ville ou sur nationale. L’écart peut dépasser 20 centimes par litre. Leur seul avantage réel : elles sont ouvertes 24h/24 et 7j/7, sans pause déjeuner. À réserver donc aux situations de dépannage, pas aux pleins planifiés.
Si vous avez besoin de faire le plein sur autoroute, préférez le faire en entrée ou en sortie d’échangeur, où des stations indépendantes sont parfois accessibles à des tarifs bien plus raisonnables.
Villes et nationales, les meilleures options
Les stations en agglomération ou sur les routes nationales proposent les meilleurs tarifs. Les réseaux présents en Italie incluent Eni, IP, Esso, Tamoil et Q8, avec des prix qui varient d’une enseigne à l’autre. Les stations indépendantes affichent souvent les tarifs les plus bas.
Pour trouver la station la moins chère dans une zone donnée, trois outils font le travail :
- ViaMichelin : carte interactive avec prix par ville, actualisée quotidiennement
- mylpg.eu : spécialisé GPL, avec graphiques de prix par région italienne
- Comparateur-prix-carburants.fr : couvre à la fois la France et l’Italie sur une même carte
Comment faire le plein en Italie sans se tromper ?
Le fonctionnement des stations italiennes diffère légèrement de ce qu’on connaît en France, et quelques mots de vocabulaire suffisent à éviter les mauvaises surprises à la pompe.
Chaque station affiche deux prix pour un même carburant : le prix servito (avec pompiste) et le prix fai da te (self-service, littéralement « fais-le toi-même »). L’écart entre les deux oscille entre 10 et 15 centimes par litre. Si vous n’avez pas de doute sur le carburant à utiliser, le fai da te est systématiquement plus avantageux.
Sur une borne self-service, la procédure est simple : insérer sa carte bancaire ou des billets, choisir le type de carburant (benzina pour l’essence, gasolio pour le diesel), saisir le montant ou sélectionner « pieno » pour un plein complet, puis pomper. Attention : certaines bornes plus anciennes n’acceptent que les espèces ou les cartes à puce italiennes. Avoir quelques billets en poche reste une précaution utile.
Côté horaires, les stations en ville ferment souvent entre 12h30 et 15h30 pour la pause déjeuner. Les bornes automatiques, elles, restent actives même station fermée. Les applications des grandes enseignes comme Eni ou Q8 permettent parfois d’accéder à des tarifs fidélité légèrement réduits, un détail qui vaut le coup si vous traversez régulièrement l’Italie en voiture.


